Après Xynthia, une moisson d’idées pour se relancer

Habitants et élus de La Faute, L’Aiguillon et La Tranche-sur-Mer ont planché sur le développement futur des trois communes sinistrées par Xytnhia. La Région veut accompagner les projets.

Près d’un après Xynthia, La Faute et L’Aiguillon sont toujours à genoux. La Région tente de les aider, avec une démarche innovante.

Imaginer des maisons sur pilotis, draguer le Lay, renforcer les digues et les dunes, mutualiser les équipements structurants, etc. Hier, à la salle polyvalente de L’Aiguillon-sur-Mer, les idées ont fusé.

Le principe avait été imaginé par le conseil régional des Pays de la Loire quelques mois après la tempête Xynthia : permettre aux principaux concernés – les habitants et les élus – de prendre en main leur développement (économique, touristique, urbain, agricole, etc.) de demain. « La Région n’a pas vocation à se substituer aux acteurs locaux », a d’ailleurs réaffirmé, hier, en conclusion de cette journée féconde, Jacques Auxiette, le président de la région. « Par contre, a-t-il poursuivi, elle est là pour faciliter les projets. »

Toute la journée, les acteurs des trois communes, La Faute, L’Aiguillon, La Tranche, sorties meurtries de cette tragique nuit du 27 au 28 février ont donc imaginé toute une série de mesures qu’ils aimeraient voir se concrétiser. « Le plus vite possible, insiste Yann Aujard, pêcheur. Il ne faudrait pas que tout cela ne se fasse que dans quelques années. » Jean-Marie Angotti, un habitant de L’Aiguillon, reconnaît un grand mérite à la méthode Auxiette. « Ça nous redonne une bouffée d’oxygène et un horizon, ce qui est très précieux actuellement. »

« Pourquoi pas un bassin à flot »

A quelques semaines du premier anniversaire de Xynthia, de nombreux habitants sont en effet toujours plongés en plein désarroi et sans réelles perspectives d’avenir. « Xynthia a été un révélateur, reprend Jean-Marie Angotti, nous devons maintenant repenser notre développement. »

Et l’ancien ingénieur de citer par exemple le Lay et des digues dignes de ce nom. « Pourquoi ne pas imaginer qu’avec de vraies digues de chaque côté du Lay, on puisse avoir un bassin à flot, avec un millier d’anneaux. C’est quelque chose qui a été exprimé aujourd’hui, et on sait que la Vendée en manque. »

Autre idée forte esquissée entre les lignes à plusieurs reprises : la nécessité d’un travail collectif, main dans la main, entre L’Aiguillon, La Faute et La Tranche-sur-Mer. « Il faut avoir la volonté de s’unir », a résumé une participante, allusion à cette intercommunalité qui ne parvient pas à se concrétiser.

« A défaut, a suggéré l’élu écolo de la région, Yann Hélary, il faut passer par un syndicat mixte de gestion avec des projets communs. » L’idée fera-t-elle son chemin ?

En clôture de cette riche journée, ni le maire de L’Aiguillon, ni celui de La Tranche ne sont revenus sur cette question. Les prochaines échéances ? La cueillette d’idées d’hier va maintenant passer à la « moulinette » d’un bureau d’études qui fera des propositions très concrètes dans quelques mois. Le temps du financement viendra ensuite. « Quand on a des projets, on trouve toujours les moyens », assure Jacques Auxiette.

Philippe ECALLE

Plus d’informations dans le journal Ouest-France

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