La Note du Président Angotti

                                                          N°1

 Le mot du président 

 

Nous avons fait notre assemblée générale le 4 novembre 2011 à la salle des fêtes de L’Aiguillon sur mer, nos adhérents sont venus nombreux, plus de 300 personnes.

On a  travaillé plus de trois heures et nous avons enfin terminé, pour décompresser, par le pot de l’amitié .

 On a pu aborder les sujets qui nous préoccupent à savoir la protection de l’agglomération ,le PPRI et son enquête publique ,et ensuite les rapports financiers et moraux .La cotisation a été votée à 12 euros pour couvrir des dépenses à venir ,tels les frais de justice car nous irons certainement au tribunal administratif pour défendre  nos intérêts  bafoués par des incompétents .Dans le Var les maires s’en plaignent amèrement car rien n’a été fait et deux inondations se sont produites en 17 mois.

1      La protection de l’agglomération.

Nous confirmons que la protection est la préoccupation majeure  de l’association et nous l’avons dit au maire au cours de deux réunions de travail. Il nous a confirmé que c’était aussi sa priorité et nous a montré son projet qui a été présenté lors de deux réunions publiques .Il y a certes des obstacles techniques et financiers à surmonter mais nous avons assuré le maire de notre accord et de notre appui.

Cependant nous ne pouvons et ne voulons plus attendre car tout le périmètre autour de notre agglomération se ferme ; des digues ont été construites dans le marais, à La Faute, en Charente maritime, ainsi nous devenons l’exutoire résiduel dans lequel la mer rentrera en premier  (attention les dégâts).

J’ai saisi le Préfet  de ce problème le 4 juillet 2011, il a répondu le 30 aout 2011, en accord avec le Conseil Général, que le syndicat mixte du Marais Poitevin Bassin du Lay était positionné pour réaliser le PAPI (Programme d’actions) afin de définir les projets techniques de sécurisation de notre secteur. Ainsi l’Etat et le CG se sont défaussés sur une petite structure qui ne pourra pas répondre avant cinq ans, si tout va bien.

                  <<  CETTE SITUATION EST INSUPPORTABLE  >>

Nous dénonçons un abandon de la part de l’Etat et surtout du CG que nous avons rencontré le 6 juin 2011(4mois après notre demande de RDV). Le président RETAILLEAU a refusé d’assurer la maitrise d’ouvrage des travaux comme cela est fait en Charente Maritime, au prétexte qu’il ne voulait pas déséquilibrer le nord et le sud du département. En effet le nord (Noirmoutier, Bouin.. ) a de véritables locomotives politiques qui ont toujours défendu les protections du nord de la Vendée. Nous lui avons dit que nous n’avions pas cette chance et que nos grands élus (députés, sénateurs, CG) ont, depuis le 28 février 2010, été aux abonnés absents.

Aujourd’hui, en Charente Maritime, aux Boucholeurs (sud de La Rochelle), la protection étant faite, comme sur une part importante des autres communes, le zonage a été revu en conséquence (suppression des zones noires). En Vendée à L’Aiguillon sur mer nous n’avons pas de protection mais nous avons un PPRI idiot et contraignant qui ne nous protégera pas si une autre tempête arrive.

Notre seul espoir réside dans le projet présenté par le maire mais on est conscient qu’il n’est pas arrivé au bout de sa démarche.  En écrivant ces lignes j’apprends que le préfet actuel  est nommé dans le Finistère , nous attendrons l’installation du nouveau préfet et nous demanderons une audience le plus vite possible.

On a donc décidé d’attendre jusqu’en fin décembre. Mais si rien ne bouge, car il y a de nombreux blocages administratifs et financiers, on ira demander des explications au préfet et au président du CG dans le cadre d’une grande manifestation à La Roche sur Yon.

2        Le PPRI

Ce document, dont les éléments fondamentaux sont faux, est à l’enquête publique. Des observations ont été faites par nos adhérents lors de l’AG concernant l’enquête .Nous en avons  référé à la présidente lors de notre rencontre du 7 novembre au cours de laquelle nous avons exposé notre position (cf lettre jointe).Nous demandons que la commission  d’enquête sur le PPRI émette  un avis défavorable qui bloquera l’approbation par le préfet. Si tel n’est pas le cas il faudra attaquer au tribunal administratif.

Apres cela, nous devrons ferrailler pour faire faire les choses dans l’ordre : des protections en urgence réalisées tout de suite, un PPRI  nouveau prenant en compte les protections faites en urgence  et enfin un PAPI efficace qui complète les protections d’urgence. Ceci permettra d’avoir de nouveaux zonages pour éviter que des ensembles non inondés et donc protégés soient inconstructibles donc laissés à l’abandon comme maintenant.

 

3      Conclusion.

  On est bien dans le cadre d’une politique d’abandon sur le littoral vendéen et ailleurs  et les articles de presse relatant d’autres situations le montrent et sont inquiétants (Noirmoutier, Guérande, La Baule).Ces villes attendent pour réaliser les travaux alors que les études sont faites mais il manque, toujours, une pièce, un plan, un financement, un accord administratif …Elles se retrouvent elles-aussi enfermées dans le labyrinthe administratif (PPRI, PAPI, PSR…).

 En effet les administrations centrales n’ont pas compris et ne savent pas comment assurer la protection du littoral : la preuve tient au fait que les textes ne sont pas adaptés (ex : les digues ,un projet de décret est à l’étude), les circulaires se succèdent et sont abrogées( PPRI), les textes sont en rade entre le sénat et l’assemblée (par exemple : qui est maitre d’ouvrage pour les digues surtout sur le DPM ? : pour la protection on confond la dynamique des submersions marines et des inondations terrestres..). Les compétences scientifiques, techniques et juridiques ne sont pas coordonnées, de  plus elles sont confisquées par l’Etat qui empêche ses agents d’apporter leurs compétences aux collectivités locales, nouveaux maitres d’ouvrage.

Si par malheur on devait encore subir des dégâts, les responsabilités seront vite établies devant les tribunaux ,surtout au pénal, car on a de nombreuses pièces à verser au dossier sur le manque de prise en compte de la protection des personnes et des biens par l’Etat et le Conseil Général depuis 20 vingt mois.

Cliquez ici pour consulter la réponse du Préfet datée du 30/08/2011 au courrier adressé par le président Angotti le 04/07/2011

Cliquez ici pour télécharger la note relative au PPRI 2ème version, remise par les représentants de notre association à la Présidente de la commission d’enquête publique le 07/11/2011

Cliquez ici pour lire la note relative au PAPI et les travaux de protection

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