Réflexions d’un Aiguillonnais suite à la Publication du PPRI de la Commune de l’Aiguillon sur Mer.

Réflexions d’un Aiguillonnais suite à la Publication du PPRI de la Commune de l’Aiguillon sur Mer


PPRI  2012 :

Le PPRI 2012 de l’Aiguillon est arrivé !  Il est approuvé par le Préfet de Vendée depuis le 1 8 juillet 2012. Il est applicable tout de suite et appliqué dans l’état.  Il est opposable aux tiers début septembre.  Le PPRI fixe toutes les règles d’urbanisme en cours (EX=POS  actuel). Le Préfet dans sa conférence de presse a largement expliqué  le sens de la réglementation que chacun peut trouver dans les documents et cartes de zonages : en mairie ou par internet.


Voila bien la FEUILLE DE ROUTE qui oriente désormais  l’urbanisation et l’avenir directs de nos 2 communes de l’estuaire du LAY.

LE CONSTAT :

Rien ou presque n’a changé entre le document présenté à l’enquête publique et le document approuvé, ni le fonds ni la forme. Les 600 observations du public des 2 communes  ont changé peu de choses. L’AVIS de la commission d’enquête dans ses conclusions qui préconisait de remettre en BLEUle R 2,  n’a pas été pris en compte par le PRÉFET à la grande déception des propriétaires de toute la zone.


Notre COMMUNE est 3/4  en ROUGE et ¼  en BLEU.

Le PRÉFET, s’en explique clairement  dans sa conférence de presse, je cite Ouest France : (…LA SECURITE n’a pas été bradée, car avec le PPRI  on est au cœur de la responsabilité de l’Etat ). NOUS AVIONS COMPRIS  DEPUIS  LONGTEMPS  QU’IL FALLAIT
INTERDIRE TOUTES NOUVELLES CONSTRUCTIONS.

Les règles sont établies, on le sait en fonction de l’altimétrie du Terrain naturel TN, ainsi que des ouvrages de protections en place au moment de l’approbation du PPRI .   La cote
du TN  et la protection  jugée très insuffisante ont durcit  le règlement  d’approbation.  La cote de référence  de 4m 70 NGF, qui définit les zonages (blanc, bleu , rouge) n’a pas changé.

HORS CE PPRI NE NOUS PROTÈGE PAS… IL NOUS PRÉVIENT SEULEMENT… C’est un Plan  de PRÉVENTION  des Risques d’Inondations.  La protection est jugée inexistante et la sécurité  n’étant  pas démontrée à la signature de PPR ,  le PRÉFET  NE POUVAIT PAS LES PRENDRE EN COMPTE puisque pas conforme aux exigences  règlementaires   …

L’hypothèse  de refaire un  PPRI moins contraignant à l’issue de travaux très sécurisants est fortement   souhaitée    mais reste très incertaine aujourd’hui. En attendant  c’est ce
document qui donne le TEMPO  de l’avenir immédiat de nos communes, pour combien de temps ???????


EN ATTENDANT…Nous constatons, au bout de 30 mois, un double échec pour la commune :

Elle n’a pas de protection et elle est écrasée par une lourde servitude .

– Des espoirs  déçus, des projets abandonnés par interdiction, la colère devant  le mépris  des  observations légitimes  des citoyens, contribuables et responsables  etc …

– Des obligations de respect des règles par exemple, dans TOUTES ZONES, de   faire un audit pour le contrôle de cuve de fioul, la  hauteur réseaux électriques, les commandes manuelles des ouvertures etc.…

Ce document  est source d’  une vraie dévalorisation du patrimoine bâti existant et à venir.  (qui osera acheter une maison avec l’empilement de contraintes connues a la signature ?????)

      –  Impossibilité de construire sur les terrains  auparavant destinés et désormais sans valeur…

     – Décision impactant durement les projets d’urbanisation des communes  limitrophes au R2 pourtant synonyme de valorisation économiques  locales  tant attendues…

      – Dégradation  de l’image de notre commune


DES  INCOMPRÉHENSIONS :

1-  Comment admettre que   la bordure  NORD- EST   qui     n’ a pas  eue  d’eau  reste en ROUGE.   C’est  une incohérence inadmissible !!!

2-  Les zonages réglementaires
R1 ET B1, en PARTICULIER LES SECTEURS à MOINS de 100m  derrière les
ouvrages de protection sont  définis   d’une façon à l’ AIGUILLON  et d’une autre à la FAUTE .

 QUESTIONS ÉVIDENTES :

LA  FAUTE EST PROTÉGÉE PAR UNE  DIGUE EN TERRE  CULMINANT à 5 m10 NGF.  AUX NORMES DONC, PROTÉGEANT LA COMMUNE,    ALORS  QUE L’AIGUILLON N’A PAS COMMENCE  SA PROTECTION.

POURQUOI NE PAS ENVISAGER d’autres moyens de protection complémentaires  faciles à  réaliser  protégeant les 2 COMMUNES DE L’ESTUAIRE  DURABLEMENT ???

 
AUTRES  SUGGESTIONS ….

A quoi servira  d’aménager, 2500 pièces  ou niveaux de refuges  pour 3 000 000 d’EUROS… (cf Ouest France) Cette somme serait mieux utilisée dans la protection qu’il faudra bien financer de toute façon .

UN AIGUILLONNAIS MEURTRI ET EN COLÈRE

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